La première expérience pour traiter la dermatite

La genèse vers une solution.

MORTELLARO - DERMATITE DIGITÉE

Pascal

1/1/20263 min lire

En 2019, j’ai proposé d’essayer une solution sur laquelle j’avais bon espoir mais n’avait jamais été testée auparavant. Je proposais d’y travailler. Elle ne nécessitait que peu de modifications chez ce client, l'un des plus affublés par la maladie.
La proposition était sans risque pour l’éleveur et me permettait de valider ou invalider mes recherches. Au terme d’un délai convenu l’éleveur décidera s’il achète ma solution.

Il s’agissait d’un dispositif qui permettait de tremper les pattes quelques minutes tous les deux jours. Les distributeurs de concentrés me semblaient être l’endroit stratégique.

L’équipement

Il est constitué d’une double pompe doseuse, de deux mousseurs en ABS réalisés avec une imprimante 3d, d’une pompe à air telle que celles utilisées dans les étangs ou les aquariums, d’un horodateur, d’un contrôleur électronique pour en gérer le fonctionnement et quelques mètres d’un fin tuyau de 6 mm. L’éleveur fournissait une cuve de 80 litres pour tenir 2 mois de traitement et installait une prise électrique.
Les mousseurs du produit seraient installés à l’entrée des distributeurs et diffusaient le produit une dizaine d’heures par semaine divisée en sessions de 3 heures de fonctionnement tous les deux jours lors de la traite de sorte que ces 3 heures étaient suffisantes pour que toutes les vaches aient fréquenté les distributeurs.

Le produit


Il est constitué d’un agent moussant, d’eau non chlorée, d’enzymes et d’un agent de viscosité qui sera ajouté par la suite pour épaissir et donner une mousse plus consistante. La mousse est diffusée au niveau des caillebotis dans lesquels on a condamné les fentes sur quelques dizaines de cm avec des bois coincés dedans.
Le rôle des enzymes consistait à réaliser une oxydo-réduction de deux ions métalliques (l’un étant oxydant et l’autre réducteur). Cette inversion rendant le produit cytotoxique pour les bactéries responsables de la maladie mais ne devait causer aucune agression pour les vaches.

En fonctionnement, le système consomme un litre de produit par heure de fonctionnement. Il y a 2 distributeurs qui fonctionnent chacun 10 heures par semaine soit 80 heures par mois.
Le coût de fonctionnement est de 4€ par an et par vache sans compter l’électricité très faible négligée.

Résultats concrets

Le système a fonctionné pendant un peu moins de 2 ans. Durant cette période la maladie est réapparue sur quelques vaches lorsqu’elles n’ont plus eu droit aux concentrés en raison du surnombre ou de la fin de lactation. L’une ou l’autre vache avait aussi pris l’habitude d’écarter les pattes. Ces vaches acrobates ont été comptées dans les vaches recontaminées. Toujours est-il, le nombre est resté peu significatif tant que le système était actif.
Je peux déduire de cette expérience que toutes les vaches traitées n’ont pas développer la maladie.

Il n’y a pas eu d’adaptation des pathogènes au produit.

Avant la mise en route, les vaches venaient d’être traitées et étaient saines.
L’usage de ce produit évite la contamination et sa vocation s’arrête là.
Il n’a pas pour but de traiter les vaches contaminées.

A la fin de l’hiver de la deuxième année, la pédicure annuelle a eu lieu en avril et c’était le dernier client habituel de la saison.

De nouveau, je constatais un nombre impressionnant d’infections (jusqu’à 3 pattes sur 4). Ce qui demander des soins lourds. Conformément à mes conditions générales de vente je n’ai donc pas fait la remise attendue. Le client n’a pas digéré ma position et la relation a cessé.
Par la suite, j’ai trouvé l’explication. En mesurant les quantités livrées, l’appareil n’avait pas été utilisé pendant une période d’au moins 4 mois.
Lors du remplissage du bidon, la solution devait être agitée vigoureusement pendant plusieurs minutes. Le produit était très moussant et débordait lors du mélange.
J’avais proposé l’ajout d’un agitateur mécanique dont le coût aurait été modique mais l’éleveur a refusé. Je pense que cette mise en route chaque 2 mois n’a pas été bien gérée et explique le non fonctionnement.


N.B. Je pense qu’il est illusoire d’espérer retrouver la composition du produit même avec l’assistance d’un bureau d’étude ou de bêtise artificielle.

Conclusions
Cette expérience a été suffisante pour poursuivre mes recherches qui ont pris une autre orientation. En août 2023, fort de 25 ans d'expérience et de nombreuses recherches, j'entame la mise au point d'une méthode de travail pour éliminer la dermatite. Après avoir vérifié expérimentalement ces recherches théoriques, tous les essais s'avèrent concluants. Ils aboutiront à une méthode que je peux proposer officiellement.