L’immunité et la maladie de Mortellaro

Quelques anciennes recherches sur les conditions d'apparition de la maladie?

MORTELLARO - DERMATITE DIGITÉE

Pascal

1/4/20262 min lire

Les bovins, comme tous les mammifères ont un double système de défense. Le premier est l’immunité innée, spontanée et non spécifiquement . Le deuxième, l’immunité adaptative ou spécifique. L’agression sera mise en mémoire pour les prochaines fois.

On retrouve ce double système de défense à travers toute l’évolution tant et si bien qu’on le retrouve également chez les animaux moins évolués jusqu’aux plantes.

Depuis des dizaines d’années, sur les végétaux comme sur les animaux, on propose des molécules de synthèse pour combattre les maladies avec pour conséquence de provoquer un dysfonctionnement en chaîne qui conduit à leur affaiblissement.

Face aux ravageurs, les plantes ont mis en place des signaux, que l’on appelle des éliciteurs, qui vont stimuler leurs gènes de défense pour produire des composés phénoliques ou terpénoïdes.

Les engrais ont eu pour conséquence d’affaiblir les sols, les insecticides et herbicides d’affaiblir les plantes et les anti-inflammatoires, antibiotiques et vaccins d’affaiblir les hommes ou les bovins.

A force de vouloir maîtriser le vivant, on l’affaiblit et il s’épuise.

Ce système immunitaire s’est construit sur des millions d’années et est le fruit de milliards d’essais qui ont conduit à proposer le meilleur choix possible. Ces « meilleurs solutions », pour ne pas les oublier, ont été inscrites sur le disque dur des organismes vivants:le fameux code génétique qui est propre à chaque espèce, de la simple bactérie, aux animaux en passant par les plantes.

Chacun dispose d’un disque dur ou ces « meilleures solutions » sont cataloguées, classées par rubriques hautement spécifiques que les produits de synthèse ne font qu’embrouiller.

A l’origine, le Lego fondamental de tous ces édifices, ce sont les réactions enzymatiques.
Ces réactions enzymatiques ont du se reproduire pendant des millions d’années avant qu’un organisme primitif n’aie eu l’idée d’inscrire le code pour pouvoir reproduire cette « meilleure solution ».

Il en va de même pour les bactéries responsables de la maladie de Mortellaro. Quelles sont les circonstances qui ont favorisé leur adaptation ?

D’abord, ces mutations ont été provoquées en laboratoire, très probablement en bombardant la bactérie de rayons gamma ou X. Tout le cheminement conduit à cette hypothèse.

La bactérie, sans être pathogène, apparaît dans le tractus gastro-intestinal des bovins, de la bouche au trou de balle. Elle peut donc s’adapter à un milieu où le pH et le niveau d’oxydation varient fortement.

La principale contamination, dans toute les parties du monde est l’eau de boisson, qu’il s’agisse des rivières ou des bacs d’eau que les bovins partagent. Cette eau peut être tempérée ou extrêmement froide. Je signale au passage que vouloir désinfecter l’eau serait une erreur élémentaire. Puis qu’on choisit des pédiluves, pourquoi ne pas poursuivre le même raisonnement absurde. Seule une eau non traitée permet le développement d’organismes antagonistes.

La bactérie ne devient pathogène que lorsqu’elle est expulsée dans un environnement en présence d’acide lactique.

D’autres éléments ont été mis en évidence au travers mes recherches : qu’il s’agisse des vaches laitières, des moutons anglais, des wapitis de l’État de Washington, des zébus d’Amérique Latine ou des bisons européens, toutes ces races présentent des concentrations sanguines semblables.